FLSH

Littérature Générale et Comparée : Genres et Théories Littéraires


I. Responsable du master:

 
M. Rachid DZIRI
Professeur de l’enseignement supérieur en Littérature générale et comparée Département de Langue et Littérature Françaises
E-mail : rach.dziri@gmail.com

II. Objectifs de la formation :

 
Le master se veut un lieu de réflexions sur la littérature générale et comparée et sur les genres et les théories littéraires. Il s’agit essentiellement de développer et de systématiser la réflexion sur ces notions et sur les méthodes mises en œuvre pour la conception, la réalisation et l’évaluation d’un dispositif pédagogique ou d’une action de formation en littérature générale et comparée.
 
Certes, l’intitulé du Master veut « investir à la fois un domaine de spécialité en littérature (Littérature Générale et Comparée) et un autre, relatif aux approches des textes littéraires (Genres et théories littéraires) », qui semble constituer un domaine à part. Mais, si l’on voit de près la problématique, on constate qu’elle n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. On ne peut faire du comparatisme sans passer par la littérature générale perçue dans son rapport à l’évolution historique des genres qui naissent, s’épanouissent, survivent malgré la concurrence d’autres genres ou disparaissent parfaitement pour renaître plus tard mais sous une autre forme, d’où l’appellation sous genre ou genre hybride. Chaque genre sera donc étudié dans un cadre comparatiste mais le parallèle ne se fait pas nécessairement entre des œuvres nées dans différentes aires culturelles. Evidemment, le comparatisme vise d’abord à voir ce qui rapproche (universalisme) ou distingue (spécificité) des productions littéraires dans des langues différentes ou dans une même langue et appartenant à un même genre ou à des genres différents en se fondant sur des sujets communs ou réinterprétés, ou sur des aspects précis mais d’un même genre. Comparatisme constructif - rapports de dépendance ou d’influence, sources, intertextualité et rapport plus discret (un auteur par lui-même à travers un autre auteur - le poète Rilke par lui-même via Paul Valéry- avec une dominante ; celle-ci est, selon l’expression de Roman Jakobson, « l’élément focal d’une œuvre d’art, elle gouverne et transforme les autres éléments. C’est elle qui garantit la cohérence de la structure. La dominante, comme il le souligne, spécifie l’œuvre. (Huit questions de poétique, « la dominante », Le seuil, «Points», p.31).
 
Les théories littéraires, quant à elles, exigent que les présupposés de la critique littéraire [et de la littérature générale et comparée, pourrions-nous ajouter] soient rendus explicites comme aurait dit Antoine Compagnon (Le Démon de la théorie : 1998 : pp. 20-25)
 
Elles cherchent quelque chose de nouveau. Elles tentent toujours d’améliorer l’objet littéraire, de changer même de méthodes. Il n’y a donc pas de cloison étanche entre la littérature tout court, la notion de genres, la littérature comparée, l’histoire littéraire, la critique et la théorie littéraire.
 
Le texte littéraire, produit par les hommes et femmes de lettres, demeure au centre des préoccupations du comparatiste, de l’historien de littérature, du critique littéraire et du théoricien. Le thème (ou sujet) fédérateur n’est en général qu’un prétexte pour montrer comment la pensée et les techniques d’écriture elles-mêmes évoluent. Dans le cadre de la littérature francophone par exemple, il est possible d’étudier les thèmes de l’enfance, de la femme, du rapport de l’enfant avec le père et/ou la mère, de la guerre, de l’image de l’émigré, de l’exil, de l’errance, de la vie en groupe, de la mort, du pouvoir politique, de la notion de genre et des formes d’écriture.
 
III. Compétences à acquérir :
 
Doter les étudiants d’une formation qui leur permet d’acquérir des compétences dans le domaine de l’enseignement et dans toutes les activités où les notions d’interculturel, de représentation de l’Autre et d’autoreprésentation trouvent leur application. Cette formation les prépare aussi à faire des recherches de longue haleine dans le domaine (préparation d’un doctorat).
 
Acquérir des connaissances approfondies dans le domaine pour occuper des postes d’enseignants et de responsabilité au sein d’institutions publiques et de secteurs où la connaissance de l’autre et l’esprit de collaboration et d’échange dans le cadre de partenariat se font ressentir manifestement. La formation prépare aussi des enseignants chercheurs et des chercheurs au niveau doctoral.
 
IV. Modalités d’admission :
 
1. Diplômes requis :
 
Licence en Langue et littérature françaises : option « Littérature française» ou un diplôme jugé équivalent.
 
2. Pré-requis pédagogiques :
 
L’étudiant doit avoir validé, avec une moyenne au moins égale à onze sur vingt (11/20), les modules majeurs de la filière Licence Etudes françaises :
 
 les modules de « langue française » du DEUG,
 les modules majeurs (y compris le projet de fin d’études) des semestres 5 et 6 de la filière Etudes françaises, options « Littérature française et d’expression française » ou option équivalente.
 Le candidat doit avoir obtenu au moins une mention durant son itinéraire de licence
 
V. Procédures de sélection :
 
 Etude du dossier:
 
La sélection préliminaire est basée sur l’examen du dossier scolaire de l’étudiant. Seront pris en considération les mentions obtenues, le nombre d’années d’études universitaires, les notes obtenues aux examens des matières durant le cursus universitaire essentiellement dans les modules majeurs, mais aussi l’expérience dans les domaines visés par la formation, le mémoire ou rapport (présentation, contenu et domaine de recherche), le sens de la recherche (participation à des journées d'étude, à des séminaires, communications, articles qui montrent que l’étudiant n’est pas resté inactif après sa licence).
 

 Test écrit :

 
Après examen de dossier et un test écrit (dissertation ou commentaire composé), un entretien est prévu avec les étudiants retenus ; il s’agit d’apprécier leurs compétences linguistiques et communicationnelles, leurs connaissances générales dans les domaines visés par le master et leurs aptitudes et dispositions à mener à terme des recherches de longue haleine (recherches documentaires et même recherches de terrain selon les sujets abordés du domaine ou de domaines voisins, des sciences sociales par exemple).
 
 Entretien :
 
Evaluation des compétences orales de chaque candidat, de ses motivations, de ses acquis, de ses travaux antérieurs, de son projet de recherche….
 
Important : Les étudiants retenus s’engagent, par écrit, à assister à toutes les activités et manifestations pédagogiques et scientifiques s’inscrivant dans le cadre du master : cours, conférences, séminaires, etc.
 
Effectif prévu : 20 étudiants
 
VI. Dossier de candidature et échéancier de la procédure de sélection :
 
- Voir affichage sur le site de l’établissement.