Evénements

Entrepreneuriat et Responsabilité Sociétale Le 23 décembre 2017

2017-12-23 2017-12-23


Le laboratoire MADEO, structure de recherche de l’Ecole Supérieure de Technologie et de l’Université Mohammed Premier d’Oujda, organise, à Oujda

un Workshop dédié au thème :

Entrepreneuriat et Responsabilité Sociétale

ARGUMENTAIRE:

Les prémisses de l’entrepreneuriat remontent au 19ème siècle avec le passage du putting out au système de factory, au moment où tous les moyens de production ont été réunis dans un même lieu (manufacture) dont le propriétaire avait à gérer ses relations avec ses partenaires et contrecarrer ses concurrents. L’entrepreneuriat couvre la phase de création, mais aussi la phase de démarrage où l'entreprise commence à fonctionner de manière opérationnelle et doit assurer sa pérennité (Summut 2004) et la phase de croissance (Beckman, Good et Wickham 1982). Il peut s’agir également de la reprise d’une entreprise déjà existante.

L’entrepreneuriat est une activité, mais aussi une attitude. Comme activité, il est défini comme un projet de création d’entreprise (Low et MacMillan 1988 ; Gartner 1989), de valeur, d’activité, de produit et service innovant (Fayolle 2004) ou d’emploi pour les personnes cherchant à travailler pour leurs propres comptes afin de satisfaire leurs désirs d’indépendance, d’accomplissement personnel et de reconnaissance sociale (Blais et Toulouse, 1990). C’est une activité qui a pour objectif l’appropriation des ressources et leur gestion en vue de satisfaire des besoins individuels et collectifs. En tant qu’attitude, l’entrepreneuriat implique une certaine détermination et concentration dans l’effort et désigne la capacité de saisir rapidement les opportunités et de transformer un rêve, une idée, un problème ou une occasion en une réalité qu’est l’entreprise (Schumpeter, 1950). L’entrepreneur doit alors être innovateur et leader dans des perspectives de traits de personnalité, situationniste ou interactionniste (Pesqueux 2011).

Nul ne peut ignorer le rôle primordial que peut jouer l’entrepreneuriat dans le développement d’un pays. Il est actuellement considéré comme l’instrument universel de création de richesse et d’emploi. Powlak (2011) appuie ces propos en précisant qu’il constitue « un moteur de croissance majeur, source de création d’emplois et de revenus mais aussi de cohésion sociale, de diversité culturelle et de développement durable ». En outre, Vezart (2009) insiste sur le fait que ce phénomène économique et social est non seulement un objet de recherche mais aussi, un domaine d’éducation et d’enseignement.

Sa promotion est devenue ainsi un vecteur fondamental dans toutes les politiques de développement économique. Récemment, il est devenu l'un des sujets les plus étudiés. Son champ d’études n’intéresse pas seulement les gestionnaires et les économistes, les sociologues, les historiens et les psychologues se sont pris au jeu Fayolle (2004). Ce sujet suscite aussi le vif intérêt des décideurs économiques et des responsables politiques.

Le champ de l’entrepreneuriat aborde une large variété de thèmes avec une attention de plus en plus grandissante vers la prise en compte des problèmes et des enjeux socio-environnementaux. Les récentes mutations économiques et sociales ont déclenché le débat sur la nécessité de l’intégration des dimensions sociale et environnementale dans les objectifs des entreprises au lieu de se concentrer uniquement sur la maximisation de leurs profits. Ce débat a conduit les chercheurs à s’intéresser à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Depuis les premiers travaux de Bowen (1953), la RSE n’a jamais cessé de susciter l’intérêt de la communauté scientifique. Ce concept n’est pas plus aisé à définir aujourd’hui qu’il y a une dizaine d’années car il s’est propagé sans acception commune, porté par un mouvement aux multiples composantes qui ont engendré, au fil du temps, une grande diversité de points de vue, d’approches, de représentations et d’interprétations (Capron et Quairel-Lanoizelée 2015). Mais tout le monde s’accorde d’affirmer que la RSE contribue à l’émergence d’un entrepreneuriat conciliant développement et durabilité à travers la prise en compte des aspects sociaux et environnementaux.

Dans la perspective d’associer Entrepreneuriat et RSE, le concept « d’Entrepreneuriat responsable» s’est développé dans les cercles académiques et les milieux professionnels, lequel implique des actions visant à intégrer les problématiques sociales et environnementales dans les activités commerciales. Dans cette même veine, Savall et al. (2017) parlent du concept de Capitalisme Socialement Responsable, fondé sur l’esprit d’entreprise, favorisant les comportements exemplaires, à la fois efficaces, efficients et éthiques, en encourageant la prise en considération de la responsabilité sociétale des entreprises et des organisations, conjuguée au développement de la responsabilisation économique et des efforts légitimes de chaque citoyen-acteur.

QUESTIONNEMENTS ET AXES THEMATIQUES:

- En dépit des études qui ont montré que la RSE ait un effet positif sur la performance économique des organisations (Savall et Zardet 2005,1995, 1992 ; El Kadiri 2005 ; Reichheld, 1996), un doute règne toujours quant à la généralisation des résultats de ces études, d’autant plus qu’une grande partie des entreprises vit actuellement une véritable crise et risque de périr car ne réalisant pas de bénéfices (Ford 1920). Comment amener ces entreprises à s’intéresser à la RSE en évitant les licenciements et en améliorant les conditions de travail de leurs employés alors que les leurs sont déplorables ? Quelle assistance faut-il leur apporter pour améliorer leurs situations et penser à améliorer celles de leurs personnels ?

- Comment faire pour que l’’implantation des pratiques de la RSE dans l’entreprise conduise effectivement à un changement social en son sein et ailleurs ?

- Comment concilier entre l’entrepreneuriat et les zones sombres de l’innovation qui en est un corollaire (résistances, déviances, résignations, stress…) ?

- Quel type d’entrepreneuriat (individuel, collectif, privé, public, national, international, dans les marges, restrictif…) est-il le plus comptable avec la pratique de la RSE ?

- Quelle manière de partage de la valeur adopter (valeur partenariale, valeur entrepreneuriale basée sur le capital humain, compte de surplus élargi, régulation conjointe …) pour un entrepreneuriat efficient ?

- Comment concilier entre entrepreneuriat économique, social et environnemental ?

- Comment l’approche entrepreneuriale religieuse peut-elle consolider la relation entre entrepreneuriat efficace et RSE ? - La diversité (genre, sexe, culturelle…) est-elle un facteur de réussite de l’entrepreneuriat ?

- L’entrepreneuriat public a-t-il des spécificités eu égard à l’entrepreneuriat privé ? Quelles sont les politiques publiques contribuant à la réussite de l’entrepreneuriat public ou privé ?

- Quel type d’entrepreneuriat envisager pour assurer un développement durable des territoires ?

- Quelle épistémologie adopter dans le domaine de l’entrepreneuriat en relation avec la RSE?

En plus des contributions répondant aux questionnements ci-dessus, sont éligibles toutes celles théoriques et/ou empiriques, proposées par des académiciens et des praticiens, explorant les domaines de l’entrepreneuriat et de la responsabilité sociétale des organisations, sillonnant les différentes disciplines (économie, sociologie, psychologie, histoire entrepreneuriale, gouvernance, finance, ressources humaines, contrôle de gestion, audit…).

INSTRUCTIONS AUX AUTEURS:

Structure :

Les manuscrits doivent être compilés dans l'ordre suivant: titre, informations sur l’auteur, résumé, mots clés, texte principal, références et annexes. Le texte principal commence juste après les mots clés.

Taille :

Les manuscrits ne doivent pas dépasser 15 pages y compris tableaux, figures, références et annexes, avec interlignage simple.

Police de caractères :

Times New Roman sans utilisation de lettres majuscules sauf la première lettre au début de la phrase.

Format et marges :

Microsoft Word sur papier A4 avec marges haute, basse, droite et gauche de 2,5 cm.

Titre : 14 gras centré.

Informations sur l’auteur (ou les auteurs, au maximum deux) :

Texte 10 centré comportant prénom(s), nom(s), affiliation(s), E-mail(s) et numéro(s) de téléphone.

Résumé :

150 à 250 mots sans contenir d'abréviations non définies ou de références. Il doit être écrit en caractère 10

Mots clés : 4 à 6 mots clés en caractère 10.

Texte principal

- Texte : 12, police normale, justifié

- Les équations mathématiques doivent être éditables par l’utilisation de l’éditeur d’équations ou Math type pour équations.

- Utiliser la version 2007 de Word ou une version supérieure. - Rubriques : utiliser le système décimal des titres (1. 1.1. 1.1.1.), avec pas plus de trois niveaux. Ceux-ci doivent apparaitre sur une ligne séparée justifiée à gauche.

- Abréviations : les abréviations doivent être définies à la première mention et utilisées de manière cohérente par la suite.

- Ne pas utiliser des notes de bas de pages. Utilisez plutôt des encadrés pour des informations supplémentaires ou explicatives

Citations :

Il faut utiliser la présentation concise pour les citations dans le corps du texte (auteur année, page) :

- Une seule référence avec un seul auteur : « (Reix 2007, p. 372) ou Selon Reix (2007, p. 372) … ».

- Une seule référence avec trois auteurs ou plus: « (Giraud et al. 2004, p.249-265) ».

- Plusieurs références (ordonner les références par ordre chronologique décroissant) « (Roques 2008, p.5 ; Reix 2007, p. 372 et Serieyx 1982, p.58)».

- Un auteur ayant plusieurs références la même année : « Selon Ashbaugh (2001a, 2001b) … »

Bibliographie :

La liste des références ne doit inclure que les œuvres citées dans le texte et qui ont été publiées ou acceptées pour publication. La bibliographie est présentée, par ordre alphabétique, selon le modèle suivant :

  • Ouvrage

Savall H. (1975). Enrichir le travail humain dans les entreprises et organisations. Dunod.

  • Chapitre dans un ouvrage

collectif Wolff H. (1987). Les modèles statistiques de prévision de défaillance d’entreprises. In Biolley G. (coordonné par). Mutation du management. Entreprise moderne d’édition, p.103-116.

  • Revue

Colasse B. et Standish P. (1998). De la réforme 1996-1998 du dispositif français de normalisation comptable. Comptabilité - Contrôle - Audit 4 (2): 5-27.

  • Thèse

Lambert C. (2005). La fonction contrôle de gestion : contribution à l’analyse de la place des services fonctionnels dans l’organisation. Doctorat en sciences de gestion. Université Paris Dauphine.

  • Communications dans des congrès

Bessire D. (2005). Responsabilité sociale de l’entreprise et parties prenantes : de l’objectivité à l’intersubjectivité. 3ème congrès de l’Association pour le Développement de l’Enseignement et de la Recherche sur la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, Lyon.

Tableaux et figures :

Tous les tableaux et figures doivent être numérotés en utilisant des chiffres arabes. Ils doivent toujours être cités dans le texte par ordre numérique consécutif. Pour chaque tableau ou figure, fournissez une légende (titre) expliquant ses composants. Donnez en bas la source originale du tableau ou de la figure.

PROCESSUS D’EVALUATION :

Seront acceptées toutes les contributions qui sont liées au thème du Workshop et respectant les normes de forme. Les contributions de grande qualité seront publiées dans un ouvrage collectif (vraisemblablement chez l’édition Harmattan). Les autres contributions feront l’objet de communications orales et bénéficieront d’une attestation en tant que telles. Les contributions publiables seront choisies par le comité scientifique après la présentation des communications. Elles seront peaufinées compte tenu des remarques du comité scientifique et des participants lors des débats.

CALENDRIER :

  • Date limite de réception des contributions : 15 décembre 2017
  • Journée du workshop : 23 décembre 2017
  • Les contributions doivent être envoyées à l’adresse suivante : laboratoire@madeo.ma

COMITE SCIENTIFIQUE :

Zardet Véronique ISEOR-France
Aktouf Omar HEC- Montréal-Canada
Bakouch Sadek Président de la CIAQES, Alger – Algérie
Benseddik Mohammed ENCG – Oujda – Maroc
Bensghir Afaf EST – Oujda- Maroc
Berrichi Abdelouahed FSJES – Oujda – Maroc
Carassus David Directeur de la Chaire OPTIMA - France
Chakour Abdessamad Highline college-Seattle-WA-USA
Charreaux Gérard GREGO-Université de Bourgogne-France
Savall Henri ISEOR-France
Chahi Said FSJES – Casablanca – Maroc
Chettab Nadia FSESG-Annaba-Algérie
Cornet Annie HEC-Ulg-Liège-Belgique
Daanoune Rachid ENCG- Tanger- Maroc
De La Villarmois Olivier IAE de Paris-France
Douayri Khadija EST – Oujda- Maroc
Duthil Gérard CREAM-Université de Rouen- France
EL Akry El Kbir FSJES – Oujda – Maroc
Huron David AIRMAP- IAE-Université Nice Sophia Antipolis-France
EL Attar Abdelillah FSJES – Oujda – Maroc
EL Hila Rachid EST – Oujda- Maroc
EL Kadiri Boutchich Driss EST – Oujda – Maroc
Fadil Nazik EM Normandie - France
Fikri Khalid FSJES – Oujda – Maroc
Fiore Claude Université Aix-Marseille- France
Gallouj Camal Université Paris-Sorbonne- France
Lahrach Rahhal EST-Oujda-Maroc
Marin Pierre Directeur adjoint de la Chaire OPTIMA - France
Mévellec Pierre IAE- Nantes- France
Moussamir Abdelhak FSJES – Mohammédia – Maroc
Pasquier Martial Université de Lausanne - Suisse
Oulad Seghir Khalid FSJES– Tanger – Maroc

 

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